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On aime lire chez thetops ! Avec les vacances, le soleil et la plage, on a fait le plein de livres et il y en a un qui nous a particulièrement plu – Lost In the Bush, un livre écrit par Laurianne de Casanove. Frais et plein d’humour, ce livre nous a fait voyager au cœur des villes ensoleillées d’Australie depuis notre serviette de plage.

lSuzelle, le personnage principal, à un tournant délicat de sa vie, décide de partir pour l’Australie sur un coup de tête. Entre rencontres originales et attachantes, découverte de la culture Australienne et challenges d’une nouvelle vie, on la suit de péripéties en péripéties et on en veut encore ! Comme on est curieux, on avait envie d’en savoir plus sur cette héroïne moderne et on a rencontré sa créatrice, Laurianne De Casanove.

  • Est-ce une histoire vraie – autobiographique?

Même si j’ai vraiment vécu en Australie, Lost in the bush n’est pas autobiographique. Je parle des endroits que je connais, mais pour ce qui est des faits, tout est inventé. Seuls les digressions du type « comment devenir australien », ou celles concernant le vocabulaire anglais sont proches de mon expérience personnelle. Quand je suis arrivée à Sydney, je n’imaginais pas qu’il y aurait tant de différences avec la France. Je ne m’attendais pas à un tel choc culturel. C’est ça qui m’a donné envie d’écrire ce livre. Mais je ne voulais pas pour autant faire un guide touristique ou quelque chose de trop sérieux. Alors, j’ai inventé Suzelle.

  • Ton personnage souhaite tout quitter pour l’Australie – était-ce ton choix personnel également? Si oui, pourquoi l’Australie?

Je suis une éternelle insatisfaite. J’ai toujours besoin de sentir que j’avance, que j’apprends. Alors un jour, j’ai voulu partir pour sortir de ma zone de confort, et voir ce que j’avais vraiment dans le ventre. J’ai raisonné de façon très terre à terre. Je parle bien anglais, alors j’ai un temps hésité entre le Canada, les États-Unis et l’Australie. Mais, je me suis dit, que seule, par moins 30 degrés, je n’allais pas durer longtemps au pays de Justin Trudeau, et comme obtenir un visa de travail pour les States, est presque mission impossible, j’ai finalement choisi les kangourous. Je ne pensais rester que quelques mois, mais au final les choses se sont enchaînées, je me suis fait des ami-e-s, j’ai trouvé du travail, et je suis restée plus longtemps que prévu.

  • Jean, existe-t-il vraiment? Si non, de qui a-t-il été inspiré? De même pour Katja ? 

Et non, Jean n’existe que dans ma tête. J’étais très nostalgique à Sydney. Mes amis me manquaient beaucoup. Je pense que je lui ai donné toutes les qualités que j’aimais en eux pour en faire une sorte de mec idéal. Je voulais un homme qui ne s’attende pas à ce que sa copine soit un cliché du style « elle est mince, docile et fait la cuisine ». J’avais envie d’un garçon moderne, pour qui la virilité ne passe pas forcément par des schémas d’un autre âge, du genre « toi Jane, moi Tarzan ».

Katja aussi est le fruit de mon imagination. J’ai rencontré une fille vraiment très jolie lors d’une soirée organisée à l’occasion de la Melbourne Cup (course hippique). On a beaucoup discuté ce soir-là, mais je ne l’ai jamais revue. Je suis partie de là et je lui ai inventé une vie. Je me suis ensuite inspirée de collègues, d’une voisine un peu trop fêtarde, et même de ma coiffeuse pour donner plus de relief au personnage.

  • Combien de temps as-tu mis pour écrire ce livre?

Le premier jet a été très rapide. Je dirais six mois à peine. Mais au moment de relire ce que j’avais fait, je n’ai pas du tout aimé ce que j’avais écrit, alors j’ai retravaillé le manuscrit encore et encore. Au final, il m’a fallu quatre ans, pour finir le livre … et trouver un éditeur !

 

  • Certains passages de ce livre font penser à Sex & the City et  Le Diable s’habille en Prada – Est–ce un style que tu affectionnes particulièrement? 

Ce n’est pas un style qui me plaît particulièrement, mais il est vrai que Sex and the City m’a énormément inspirée. Cette série m’a beaucoup marquée. C’était la première fois que l’on voyait des héroïnes qui assumaient leur sexualité, et pour qui une vie épanouie ne passait pas forcément par le mariage et les enfants. Ces filles-là parlaient crûment, enchaînaient les conquêtes et les Cosmopolitans, sans se soucier du regard de la société. Avant cela, la plupart des personnages féminins que l’on voyait à la télévision cherchaient l’homme de leur rêve. On avait l’impression que pour une femme, réussir signifiait « se caser ».

  • Quels sont tes auteurs favoris?

Paradoxalement, j’adore les auteurs sombres. Baudelaire et Wilde plus que tout, mais aussi, Cioran, Kafka, Tennessee Williams, Stefan Zweig, Ellroy ou Henning Mankell. Dans un autre style, j’avoue avoir également un énorme faible pour Anne Rice.

  • Quels sont tes livres favoris?

Les Fleurs du mal, d’abord. Le Portrait de Dorian Gray ensuite. Et puis, L’oeuvre au noir de Marguerite Yourcenar. J’ai aussi relu récemment Lettre d’une inconnue de Stefan Zweig et, même si je connaissais l’histoire, l’émotion que j’ai ressentie était intacte.

  • Tu es en train d’écrire le prochain – quel en sera le sujet?

J’ai décidé que Suzelle partirait au Québec, à Montréal plus précisément. J’ai eu l’occasion de séjourner dans cette ville et j’ai eu un vrai coup de cœur. J’adore les langues, et ce sera aussi l’occasion de parler du joual et de l’origine de l’accent québécois. Je suis en train de faire des recherches à ce sujet. Et puis j’ai rencontré des femmes très libres et très fortes là-bas, je suis sûre que Suzelle s’entendraient très bien avec elles.

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